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"…S’il est des hommes qui, guidés par la vengeance ou par d’indignes voluptés, peuvent s’amuser de la douleur des autres, il est d’autres êtres assez barbarement organisés pour goûter les mêmes charmes sans autres motifs que la jouissance de l’orgueil, ou la plus affreuse curiosité. L’homme est donc naturellement méchant, il l’est donc dans le délire de ses passions presque autant que dans leur calme, et dans tous les cas les maux de son semblable peuvent donc devenir d’exécrables jouissances pour lui." Commentaire d’Oriane (feutre vert) : justesse de Sade. Mais comment un tel homme a-t-il pu s’enflammer pour la révolution française alors qu’il n’avait aucune illusion sur la nature humaine? Toute révolution, toute révolte, toute émeute, porte en elle, même si elle se donne des motifs nobles, porte en elle cette recherche de jouissance. Toute délivrance contient ainsi en elle le germe d’autres oppressions. L’homme ne peut se libérer qu’en faisant souffrir d’autres hommes car seule la jouissance qu’il éprouve en faisant souffrir ceux qui l’opprimaient lui est un moteur pour sa lutte. Une fois le carburant qui fait fonctionner ce moteur épuisé, il lui faut trouver d’autres ressources énergétiques… Cercle vicieux-vertueux. Sade…
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